Agriculture biologique : lupin et tournesol comme diversification

La diversification des contrats de production est un axe majeur de développement pour le service Agriculture Biologique de Noriap. Faisons le point sur deux nouvelles cultures en phase de test grandeur nature cette année.
Le service Agriculture Biologique de Noriap propose en 2021 des nouveaux contrats de production, notamment pour les cultures de lupin et de tournesol.

Le lupin de printemps : une trentaine d’hectares

LUPIN

Le lupin de printemps concernera cette campagne 26 ha dans des terroirs assez différents (mises en culture sur 4 départements : 62, 80, 76 et 27). Le semis s’est déroulé en mars, avec la variété Amiga. La récolte a lieu généralement de fin août à mi-septembre. La norme d’humidité est de 14% mais il est fréquent que la culture soit battue à 20% et séchée ensuite. Les rendements varient entre 15 à 30 q/ha.

Avantages et inconvénients de la culture du  lupin

Les avantages de la culture lupin sont : 

  • semble adaptée à notre région
  • laisse un reliquat azoté dans la rotation
  • le risque de ravageur relativement limité
  • fertilisation faible (exportation pour 35 q/ha : 30 U de P2O5 et 40 U de K2O )
  • présence de racines dites protéoïdes qui permettent de rendre disponible le phosphore bloqué.

Il s’agit en outre d’un excellent précédent.

 

En revanche, le lupin de printemps comporte quelques inconvénients :

  • nécessite un pH < 8,3 et un taux de calcaire actif < 2,5%
  • matériel adapté pour des semis et du binage à un même écartement 25 à 45 cm.

Le remplissage des gousses ayant lieu au début de l’été, il faut donc éviter les parcelles à faible réserve utile. Le produit brut est estimé entre 1 100 et 2 400 €/ha.

 

Le tournesol linoléique : une petite centaine d’hectares

tournesol

Le tournesol répond à la diversité d’assolement nécessaire au développement de l’Agriculture Biologique en général. Relativement rustique car assez tolérante au stress hydrique et peu gourmande en azote, cette culture trouve sa place dans des situations diversifiées. Ses atouts expliquent la forte progression des surfaces observée depuis 2011, dans les zones traditionnelles de production, mais aussi dans des nouvelles zones, dont les Hauts-de-France.

 

Pour réussir sa culture de tournesol

Cette culture de printemps facilite la gestion des graminées dans les rotations à base de céréales d’hiver tout en étant un bon précédent pour ces dernières. Il faut néanmoins être vigilant sur la menace des pigeons et corvidés, qui l’apprécient particulièrement. Un semis dans des conditions optimales (sol ressuyé et température du sol > 8°C) et en employant des variétés adaptées à sa région, avec si nécessaire un apport organique au semis, permettent déjà de partir gagnant. Il existe cependant un risque de moisson tardive ou d’aléas climatiques pouvant engendrer une humidité excessive à la récolte et entraînant donc un séchage.

 

La demande en protéines des FAB étant croissante, la coopérative joue le jeu de la diversification de sa collecte bio avec cette espèce, en proposant depuis cette année des contrats de collecte de tournesol Linoleique. L‘huile obtenue par pressage de ses graines est destinée au marché des huiles d’assaisonnement, margarine, etc. Le tourteau obtenu est utilisé pour rehausser les valeurs en protéines des aliments du bétail. Cette double valorisation permet un produit brut entre 800 à 1 400 €/ha.

 

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