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08 octobre 2020 -

Quel projet de méthanisation est fait pour vous ?

L’activité méthanisation regroupe différents types d’outils, de modèles économiques, de fonctionnements et d’organisations au quotidien. Il est indispensable de mesurer l’ensemble des impacts, avantages et contraintes avant de s’engager.

 

methanisation-agricole(source ADEME)

La micro-méthanisation

La micro-méthanisation consiste en un équipement individuel installé sur l’exploitation, sur une surface de 500 m2 environ. Cette option peut s’envisager à partir d’un troupeau de 100 vaches laitières conduites en système lisier, avec un accès limité au pâturage. En effet, le lisier frais alimente de façon continue le méthaniseur situé à proximité de la stabulation, grâce au raclage du bâtiment et à une pompe. L’ensemble est automatisé et exige peu de temps de travail : vingt minutes par jour pour vérifier les différents paramètres, auxquelles s’ajoute 1h30 par mois pour la vidange des moteurs.

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L’installation d’une unité de micro-méthanisation dure 3 jours. Les contrats de maintenance se calent sur la durée du contrat de rachat d’électricité par EDF.

D’une puissance inférieure à 80 kW, ces unités produisent du biogaz transformé ensuite à l’aide d’un moteur de cogénération : d’une part en électricité injectée dans le réseau ; d’autre part en chaleur permettant le maintien du méthaniseur à 38-40°C et le chauffage de l’habitation. La facture énergétique est donc réduite et l’éleveur valorise en outre le digestat comme fertilisant.

L’investissement s’élève entre 150 000 et 450 000 euros en fonction du volume de lisier et de la puissance. L’amortissement est réalisé sur cinq ans pour les installations les plus grandes et jusqu’à dix ans pour les plus petites. Noriap et les équipes d’Yséo sont en capacité de vous accompagner dans le processus de décision et d’organiser des visites sur des unités en fonctionnement.

 

Quel projet de méthanisation est fait pour vous ?

 

L'injection

Injecter dans le réseau le biogaz produit par la méthanisation est la solution aujourd’hui privilégiée car elle offre le rendement le plus élevé. Elle est possible uniquement si le méthaniseur est installé à proximité du réseau de distribution de gaz (géré par GRDF) ou du réseau de transport (géré par GRTgaz). Le coût du raccordement au réseau GRDF, pris en charge à hauteur de 40 %, s’élève en moyenne à 140 euros par mètre linéaire et permet d’envisager une implantation à plusieurs kilomètres. Toutefois, la consommation locale de gaz doit être suffisante pour valoriser la production.

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Le réseau GRT, moins développé sur le territoire, n’est pas limité en volume d’absorption de biogaz. En revanche, le raccordement est beaucoup plus coûteux : 1000 euros environ par mètre linéaire, pris en charge à 40%. C’est pourquoi un projet d’injection dans le réseau de transport du gaz doit représenter au moins 300 Nm3 de biométhane.

En général, les projets d’injection sont collectifs et représentent un investissement de quatre à huit millions d’euros voire davantage. Ils demandent souvent plusieurs années de concertation et de préparation. La contribution financière des agriculteurs varie selon les projets et les partenaires impliqués. Le retour sur investissement est lié à la vente de gaz, ainsi qu’aux économies possibles en matière de gestion des effluents d’élevage (stockage, épandage, temps de travail, achat d’engrais). Un à deux salariés sont indispensables pour la gestion du site au quotidien.

Noriap accompagne actuellement trois projets d’injection impliquant entre trois et quatorze exploitations. L’un d’entre eux concerne le réseau de transport du gaz avec un méthaniseur alimenté à 100 % par des productions végétales. Toutefois, il faut noter que l’obtention de subventions est en général liée à l’intégration d’effluents d’élevage dans les projets.

 

La cogénération

Quand l’injection n’est pas envisageable, les groupes d’agriculteurs, voire de grandes exploitations seules, peuvent se tourner vers la cogénération électricité-chaleur. Cette option est réellement rentable à condition d’être capable de valoriser la chaleur produite en plus de la vente d’électricité à EDF. Plusieurs solutions sont possibles : le raccordement au réseau de chaleur d’une commune ou d’un équipement existant (lotissement, piscine, école, maison de retraite, usine) ; le chauffage d’un atelier hors-sol de l’exploitation (porcherie, volailles) ; la création d’une nouvelle activité (serre, séchoir) par les agriculteurs eux-mêmes ou des entrepreneurs du voisinage.

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Le montant de l’investissement est proportionnel au projet, de même que le retour sur investissement. Les recettes supplémentaires viennent de la vente d’électricité, et éventuellement de chaleur. Par ailleurs, lorsque des moyens sont mis en commun entre plusieurs exploitations notamment, des économies peuvent être réalisées sur la mise aux normes des ouvrages de stockage des effluents, la prise en charge de l’épandage du digestat, l’achat d’engrais minéral.

De la même façon que dans les projets collectifs d’injection, les projets collectifs en cogénération peuvent permettre un gain de temps dans la gestion des effluents, tout en exigeant par ailleurs une participation des agriculteurs au pilotage du site, en complément du travail salarié.

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