À Brutelles (Somme), la ferme de Rudy et Aurélie Thomas est un écosystème à part entière. Sur leurs 106 hectares, vaches laitières, cultures et abeilles cohabitent et se complètent. Ici, chaque atelier nourrit l’autre… et tout commence par le sol.
Installés depuis dix ans, les deux agriculteurs ont fait un choix clair : placer la santé des sols au cœur de leur stratégie agricole. Une conviction qui les a naturellement conduits à rejoindre TRANSITIONS by Noriap. Avec ce programme, ils renforcent aujourd’hui cette dynamique en bénéficiant d’un accompagnement technique et collectif pour aller encore plus loin dans leurs pratiques.
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Rudy et Aurélie Thomas ont construit leur ferme autour de trois ateliers complémentaires : vaches laitières, polyculture et apiculture. Ce modèle diversifié crée des synergies qui renforcent l’équilibre global du système. Leur exploitation se distingue par la grande variété de sols, allant du bief à la terre de bas-champs, mais aussi des sols argilo-calcaires hydromorphes jusqu'aux sables.
« Depuis notre installation, préserver la santé du sol fait partie de nos convictions, explique Rudy Thomas. Nous nous formons régulièrement, que ce soit l’agriculture de conservation, le choix des couverts, ou encore les actions du GIEE Sols Vivants, pour préserver le sol au maximum. »
Dans cette logique, rejoindre le programme TRANSITIONS by Noriap s’est imposé comme une évidence.
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TRANSITIONS : un accompagnement pour progresser
Avant d’intégrer le programme, Rudy et Aurélie ont réalisé un pré-audit destiné à vérifier leur éligibilité et à dresser un état des lieux de leurs pratiques.
Le résultat les conforte dans leurs choix : la démarche ne remet pas en cause leur système. Elle vient au contraire s’inscrire dans la continuité de leurs engagements, en apportant un cadre et des outils pour progresser. « On s’est rendu compte que ça correspondait déjà beaucoup à ce qu’on faisait. Ce n’est pas un bouleversement, mais une façon d’améliorer encore nos pratiques », souligne Rudy.
Le programme offre également un accompagnement technique personnalisé, assuré sur leur secteur par Benjamin Cousin, ATC Noriap sur la région Vimeu-Ponthieu et référent régional TRANSITIONS. « L’accompagnement TRANSITIONS est multiple, explique-t-il. Il y a d’abord des temps collectifs, notamment au démarrage des formations sur la compréhension et l’interprétation des analyses de sol. Et puis un accompagnement plus personnalisé au champ, pour analyser les problématiques de l’exploitant et y apporter des réponses concrètes. »
Le programme prévoit ainsi :
- deux formations par an,
- quatre tours de plaine,
- et un suivi terrain renforcé.
La dimension collective du programme constitue également un élément rassurant. Les formations et les échanges entre agriculteurs et techniciens favorisent le partage d’expériences et l’enrichissement mutuel. « L’intérêt de TRANSITIONS, c’est qu’on avance vraiment ensemble avec l’agriculteur engagé. Nous participons aux mêmes formations et nous sommes présents lors des tours de plaine. L’accompagnement technique devient presque à la demande », précise Benjamin Cousin.

Un engagement partagé dans la filière
Autre élément déterminant pour Rudy et Aurélie, désireux d’innover tout en sécurisant leur engagement : le partage du risque économique.
Dans le cadre du programme, les clients finaux de la coopérative participent au financement des transitions engagées par les agriculteurs. « Les clients finaux mettent la main à la poche pour nous aider à faire évoluer nos pratiques, explique Rudy. Cela sécurise l’engagement et montre que toute la filière avance dans le même sens. »
Grâce à cet accompagnement, ils poursuivent l’amélioration progressive de leurs pratiques :
- développement du semis direct,
- implantation de couverts végétaux,
- limitation du labour,
- optimisation des amendements azotés.
« On ne va pas tout chambouler. L’idée est d’aller vers une amélioration continue de nos pratiques », précise Rudy Thomas.
Des synergies pour une exploitation plus résiliente
Pour le couple, la diversification de l’exploitation est un véritable levier de résilience.
Certaines cultures jouent un rôle clé dans cet équilibre, comme la luzerne.
« La luzerne est un exemple parfait : elle nourrit les vaches, elle enrichit le sol et elle nourrit aussi les abeilles », explique Aurélie.
Leur réflexion se poursuit également sur l’évolution de leur assolement, avec l’introduction possible de cultures comme le tournesol ou le colza, afin de diversifier davantage le système.
Des sols vivants pour une agriculture durable
À l’horizon de dix ans, Rudy et Aurélie ont une vision claire : disposer de sols vivants, capables de résister aux aléas climatiques et de soutenir un système agricole diversifié et performant. « L’agriculture régénérative va nous permettre d’avoir une certaine résilience au niveau des sols. Et la résilience des sols, c’est ce qui permettra la performance et la pérennité de l’exploitation », conclut Rudy.
Sur leur ferme, la transition agricole n’est pas un slogan. C’est un chemin déjà bien engagé.
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