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03 avril 2026 -

Biostimulants en pomme de terre et lin : un levier rentable

Tester, mesurer, valider : c’est l’approche de Noriap pour accompagner l’essor des biostimulants. Déjà intégrés sur 33 000 ha de lin et 15 000 ha de pommes de terre, ils s’inscrivent durablement dans les itinéraires techniques des adhérents de la coopérative pour répondre aux enjeux de régularité et de performance.

Optimiser le rendement tout en sécurisant la culture : c’est l’équation à laquelle sont confrontés les producteurs de pomme de terre et de lin. Dans cette logique, les biostimulants apportent une réponse technique.

Biostimulants : une réponse aux aléas climatiques

Depuis cinq ans, les biostimulants - issus notamment d’extraits d’algues et d’acides aminés - se développent dans les itinéraires techniques.

Leur rôle est d’aider la plante à mieux gérer les stress, en particulier les à-coups climatiques.

« En lin comme en pommes de terre, les biostimulants permettent d’atténuer les effets des variations climatiques », explique Antoine Nourtier, responsable appro chez Noriap.

Les printemps secs, de plus en plus fréquents, ou les mois de juin et juillet avec des excès de températures, en sont un bon exemple. Dans ces conditions, les cultures subissent des ralentissements de croissance difficiles à rattraper. Le lin et la pomme de terre ont des cycles courts. Ces cultures disposent donc de peu de marge pour compenser un stress subi à un moment critique.

Des applications ciblées selon les cultures

« Les biostimulants sont une bonne réponse sur le rendement quand ils sont utilisés dans les bons créneaux », souligne Philippe Pluquet, responsable technique productions végétales chez Noriap

L’efficacité des biostimulants repose en grande partie sur le positionnement des applications.

    • En pomme de terre : interventions aux stades clés, notamment grain de blé et noisette.
    • En lin : applications à partir de 10 cm.

Ils sont généralement intégrés dans des programmes.

👉 Exemple en pomme de terre : jusqu’à 4 applications pour Nutramine, contre une seule d’Ecobios légumes.

Adapter les stratégies aux objectifs de production

En pomme de terre, la préconisation varie selon :

    • la variété
    • le débouché (industrie, consommation, plants)
    • les leviers recherchés : qualité de la peau, calibre, nombre de tubercules.

En lin, l’enjeu est différent : « Plus le lin subit de stress, plus il perd en richesse », rappelle Antoine Nourtier.

L’effet visuel ne sera pas observé sur la végétation mais sur la qualité et la quantité.

L’expertise de Noriap basée sur l’expérimentation

Mesurer l’efficacité des produits de biostimulants avant de les proposer à la gamme Noriap est une priorité pour les équipes de la coopérative.

« Nos ATC sont impliqués dans les expérimentations des biostimulants, détaille Antoine Nourtier. Nous mettons en place des protocoles précis avec des pesées et mesures terrain. »

Ce travail permet de proposer uniquement des solutions éprouvées dans les conditions locales.

Des résultats concrets des biostimulants sur le terrain

En pomme de terre, cinq essais ont été menés par la coopérative sur Nutramine Potato : en moyenne, ce sont +6,93 t/ha obtenues grâce au biostimulant testé.

visuel Nutramine pdt

En lin, Megafol affiche 200 kg de lin teillé en plus par hectare dans les essais réalisés par Syngenta (moyenne sur 9 ans de 2015 à 2024).

Ces gains significatifs confirment l’intérêt économique de ces solutions lorsqu’elles sont bien positionnées.