Avant la reprise de végétation, connaître le reliquat azoté de ses parcelles est un levier essentiel pour piloter efficacement la fertilisation azotée des cultures. Outil d’aide à la décision incontournable, il permet d’ajuster la dose d’azote au plus près des besoins des cultures, tout en conciliant performance économique et enjeux environnementaux.
« Le reliquat azoté est le premier OAD pour piloter la fertilisation azotée », rappelle Philippe Pluquet, responsable technique productions végétales chez Noriap.
Le reliquat permet de connaître la quantité d’azote encore présente dans le sol avant la reprise de végétation et les premiers apports. Il permet d’ajuster précisément la dose d’azote à apporter en sortie d’hiver.
Les niveaux de reliquats varient fortement d’une année à l’autre. Ils sont notamment influencés par :
« Plus les températures sont élevées, plus la minéralisation est importante. À l’inverse, plus il y a de pluies, plus le risque de lessivage de l’azote est élevé », précise-t-il.
Au-delà de l’aspect technique, le reliquat azoté représente un levier économique important, notamment dans un contexte de prix élevés des engrais azotés.
« Certes, il y a une économie immédiate liée à une moindre quantité d’engrais apportée, mais la perte économique liée à la baisse de rendement et de protéines peut être importante », souligne Philippe Pluquet.
Réaliser un reliquat permet donc de sécuriser à la fois le potentiel agronomique et la marge économique.
Lorsque le reliquat est élevé, la dose d’azote apportée est réduite par rapport à une moyenne standard. Cela permet :
Certains précédents culturaux réservent d’ailleurs de bonnes surprises.
« Les précédents haricots, pois de conserve, protéagineux, féveroles, colza ou encore pommes de terre présentent souvent des niveaux de reliquats élevés », indique Philippe Pluquet.
Les reliquats azotés doivent être réalisés sur toutes les parcelles de l’exploitation, afin de raisonner la fertilisation au plus juste.
Le coût d’un reliquat varie selon :
« Cela représente seulement quelques euros par hectare », précise le responsable technique, un investissement rapidement rentabilisé au regard des enjeux économiques.
Quant à la réglementation, elle impose la réalisation d’un reliquat azoté dans certaines situations. « Toute exploitation disposant de plus de 3 hectares en zone vulnérable doit réaliser un reliquat sur l’une de ses trois cultures principales », rappelle Estelle Cleuet, chargée de mission réglementation chez Noriap.
La période de prélèvement s’étend de début janvier à mi-mars pour les grandes cultures.
Les agriculteurs peuvent :
Une attention particulière doit être portée au respect de la chaîne du froid avant l’envoi des échantillons au laboratoire.
Noriap propose aux agriculteurs un accompagnement pour la réalisation des prélèvements, en partenariat avec Auréa, laboratoire d’analyses.
Pour toute information complémentaire ou pour organiser la réalisation de vos reliquats azotés, contactez votre technicien Noriap ou Noriap en Ligne au 03.22.50.44.16.